Le projet ARVINET-BAC va étudier les bactéries résistantes aux antibiotiques

23 04 2014

 

L’augmentation de la quantité de bactéries pathogènes résistantes à divers agents antimicrobiens est devenue une grande menace pour la santé publique. Les agents antimicrobiens efficaces contre les infections sont de moins en moins nombreux, et de ce fait, les maladies sont plus longues, les coûts sont plus élevés et il y a davantage de risques de décès chez les patients.

En raison de cette menace pour la santé publique, le Centre de Recherche Biomédicale de La Rioja, le CHU de Toulouse et l’Institut Aragonais des Sciences de la Santé ont décidé de lancer le projet ARVINET-BAC pour en savoir davantage sur les bactéries pathogènes résistantes aux antibiotiques.

En bref, ce projet vise à caractériser les mécanismes de résistance aux antibiotiques et les facteurs de virulence dans un ensemble de souches bactériennes impliquées dans certaines maladies infectieuses (Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli, etc.). Par ailleurs, de nouvelles thérapies permettant de prévenir le développement et la transmission de ces microorganismes y seront également étudiées, ainsi que de nouvelles stratégies visant à empêcher leur adaptation au corps humain, et donc leur capacité de provoquer des maladies.

Les objectifs du projet incluent l’étude de nouvelles thérapies telles que la thérapie photodynamique ou l’utilisation de composés naturels et chimiques d’action antimicrobienne ou antivirulence. La thérapie photodynamique est une stratégie de traitement mini-invasive fondée sur l’activation par la lumière visible inoffensive d’un colorant non toxique ayant été localisé dans certaines cellules ou tissus. D’autre part, la recherche de nouveaux composés ou de nouvelles combinaisons d’agents antimicrobiens pour lutter contre les bactéries résistantes à plusieurs médicaments constitue un objectif important et attrayant dans le cadre du traitement des maladies infectieuses et dans la mise au point de nouveaux antibiotiques.

Ce projet permettra d’obtenir des données très importantes dans l’analyse des bactéries pathogènes résistantes aux antimicrobiens et/ou virulentes présentes dans les régions RefBio, ainsi que pour le développement, dans l’avenir, de nouvelles thérapies antimicrobiennes.