Un consortium transpyrénéen étudiera comment améliorer les suppléments anti-obésité

18 04 2014

 

Depuis 1980, les cas d’obésité ont doublé dans le monde entier, et chaque année, plus de 2,5 millions de décès sont dus à ce fléau. 65 % de la population mondiale vit dans des pays où la surcharge pondérale et l’obésité causent plus de victimes mortelles que l’insuffisance pondérale. Certes, l’obésité est une affection hautement héréditaire, mais les profonds changements que les modes de vie des personnes ont subis ces dernières années (un niveau d’activité physique insuffisant, une mauvaise alimentation, etc.) sont directement liés à l’augmentation pondérale de la population.

Dans ce sens, le projet de recherche POLYFrEsNOL a rassemblé des chercheurs espagnols et français afin de « mettre au point des suppléments nutritionnels avec des bienfaits supérieurs aux risques pour la lutte contre les complications de l’obésité », a déclaré le collaborateur du projet, Christian Carpéné, de l’Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC) de Toulouse.

Le projet est spécialement concentré sur l’étude des effets bénéfiques d’une molécule avec une nature chimique très semblable au resvératrol dans le cadre de l’obésité et des altérations associées. Cet agent fait partie de la famille des polyphénols, des molécules présentes dans certains fruits et légumes avec de nombreux bienfaits pour l’organisme et parmi lesquels se trouve le resvératrol, le plus étudié jusqu’à présent en recherche biomédicale en raison de ses bienfaits pour la santé.

Les chercheurs considèrent que ce polyphénol, dont les possibles bienfaits n’ont pas encore été tout à fait caractérisés, peut avoir davantage de propriétés que le resvératrol, qui permet, entre autres, de réduire la résistance à l’insuline, de réduire le risque de diabètes, outre ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, cardioprotectrices et inhibitrices de l’artériosclérose et d’autres complications de l’obésité.

Le projet est intégré par des chercheurs de l’Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires, du Centre Hospitalier Universitaire et de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, de l‘Institut Biodonostia de Saint-Sébastien, de l’Institut Aragonais des Sciences de la Santé, de l’Institut BIOEF et du Centre de recherche biomédicale de La Rioja.

Ce projet s’inscrit dans le Réseau transfrontalier de recherche biomédicale Refbio constitué de diverses organisations de recherche biomédicale : Navarre, Pays Basque, La Rioja, Aragon et Midi-Pyrénées.

Grains de raisins et de gros adipocytes graisseux.